|
Entre
Capestang et Colombiers, Pierre Paul Riquet renonce au tracé
préconisé par le chevalier de Clerville, qui l'oblige à la traversée
de l'Aude. Il préfère percer la montagne d'Enserune,
formée d'un tuf sablonneux, sujet aux éboulements et perméable
à l'eau. Ses détracteurs ont pour le coup, une excellente raison
de lui faire perdre son aura. Une cabale se monte, à tel point
que Colbert, sur ordre de Louis XIV, le somme de suspendre les
travaux. Sans l'entendre, Pierre-Paul Riquet fait venir les
ouvriers des autres chantiers. L'intendant Daguesseau vient,
six jours après, avec la commission pour lui intimer l'ordre
d'arrêter.
Pierre-Paul Riquet
leur fait parcourir, à la lueur des chandelles, les 165 mètres
de tunnel voûté de 8 mètres de hauteur et de 8 mètres de largeur.
Ebahis et stupéfaits, ils se rendent à l'évidence : Le Canal
est passé !
Cet ouvrage est très
en avance sur son temps. Ce n'est que vers le XIX ème siècle,
que ce genre de travaux devient monnaie courante avec la construction
des Chemins de Fer.
photos
: Jacques Morand (Le Canal du Midi et Pierre-Paul Riquet)
en
savoir plus sur ce livre
|